L’initiative citoyenne européenne Un de nous devant le Parlement européen

Publié le : 11 avril 2014

 Ce 10 avril 2014, Grégor Puppinck, représentant de l’initiative citoyenne européenne (ICE) UN DE NOUS  a été auditionné au Parlement européen à Bruxelles. Officiellement validée le 28 février dernier (Cf Synthèse de presse quotidienne du 03/03/2014) l’ICE a rassemblé plus de 1,7 millions de signatures: « la plus grosse pétition dans l’histoire des institutions européennes« , a souligné Grégor Puppinck, ajoutant qu’elle remplit « toutes les conditions nécessaires pour faire l’objet d’une proposition législative qui sera discutée après les élections par le prochain Parlement et par le Conseil« .  La décision de proposer un tel texte appartient maintenant à la Commission.

Les signataires de l’ICE font la demande suivante: « Aucun fond de l’Union européenne ne doit être attribué à des activités qui détruisent les embryons humains ou qui présupposent leur destruction« . L’Europe doit renoncer à « pouvoir supprimer les enfants non désirés, [à] pouvoir exploiter les embryons humains à des fins industrielles, [à] pouvoir limiter la croissance démographique de pays pauvres et leur imposer nos styles de vie« . Mais doit « s’engager dans une politique d’aide au développement qui soit respectueuse de ces sociétés et de la vie« . 

Lors de son audition, G. Puppinck a mis en parallèle « les lobbys transnationaux défendant des intérêts minoritaires mais devenus très puissants depuis une vingtaine d’années » et les signataires, « une gigantesque foule » de bénévoles, « sans argent et sans pouvoir« . Les signataires ont été « attentifs à la voix de [leur] conscience » explique Grégor Puppinck qui a insisté sur le fait que « l’homme est plus qu’une chose ou qu’un animal« .

Mais cette initiative n’est pas uniquement fondée sur une exigence morale fondamentale précise-t-il. Il y a aussi « des motifs scientifiques qui montrent que la recherche sur les cellules souches embryonnaires est largement dépassée […] [et qu’en réalité elle permet] « à l’industrie pharmaceutique de tester à grand échelle ses futurs médicaments, à un coût financier moindre qu’en utilisant des cellules iPS ou animales« ; des motifs sociaux qui montrent que la pratique de l’avortement ne concoure pas au développement ni à l’amélioration de la santé maternelle; des motifs juridiques qui montrent que l’action de l’Union européenne est incohérente du point de vue éthique« . 

En conclusion, Grégor Puppinck a affirmé avec force: « que ce soit en matière de recherche, d’industrie ou de développement, aucun progrès véritable ne peut être fondé sur la négation, l’exploitation et la destruction de l’homme au commencement de son existence« . 
 
 

<p> Zenit.org 10/04/2014</p>

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