L’HAD, une structure pour accompagner les patients à domicile

Publié le : 20 mars 2013

 Alors que l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) vient de rendre public son rapport annuel consacré à la fin de vie à domicile (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 19 mars 2013), le quotidien La Croix s’est intéressé à « l’hospitalisation à domicile » (HAD), « une structure de soins alternative à l’hospitalisation » qui permet « aux patients de tous âges atteints de pathologies graves, y compris en fin de vie » de « rester chez elles jusqu’au bout, entourés de leurs proches et de professionnels« . 

 

Hélène Bescher, après une longue expérience en réanimation, est maintenant infirmière à l’ HAD Croix Saint-Simon, « l’une des plus importante d’Ile-de-France, avec près de 250 patients suivis à domicile ou en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendante)« . Elle a été particulièrement attirée par les conditions de travail: « en libéral [explique-t-elle], les infirmiers voient en moyenne 30 à 40 patients par jour, certains n’enlèvent même pas leur casque de moto pour effectuer le soin! Nous, c’est six à sept malades maximum dans la journée. Certains gestes techniques nous prennent beaucoup de temps […]. Mais, même dans ces cas-là, on reste un bon moment au domicile pour échanger avec le patient et ses proches, les écouter. Cela fait aussi parti de notre travail« . 

Nadine Rosenfeld, cadre de santé de l’HAD Croix-Saint-Simon, précise: « c’est un véritable défi, il faut déployer une énorme énergie mais c’est aussi tout l’attrait du métier. C’est gratifiant, car nous sommes au plus près des besoins du malade« .  
A domicile, précise la journaliste, « la dimension psychologique, la personnalité du patient, les relations familiales sont, plus encore qu’à l’hôpital, des données incontournablesComment parler de soins palliatifs à quelqu’un qui se trouve dans le déni de gravité de sa maladie? Comment respecter la volonté du patient lorsque ses choix semblent déraisonnables du point de vue médical? Ou bien lorsque l’aidant est sur le point de ‘craquer’ ?« . Lors des réunions d’équipe, la situation des proches est une question souvent abordée. A ce propos, la journaliste cite le cas d’une femme qui « a dû suspendre son activité professionnelle pour être auprès de son mari » et qui s’est dit « avant tout soulagée qu’il ait pu rentrer à la maison. […] Grâce à l’HAD [elle] se sent entourée et dans un cadre sécurisant« . En effet, « l’hospitalisation à domicile » se charge de l’organisation et elle sait également que « si [son] mari souffre ou s’il y a une urgence, [elle] peut appeler le service 24 heures sur 24« , ce qui la rassure. 

<p> La Croix (Marine Lamoureux) 20-03-2013</p>

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