Les soins palliatifs à domicile trop peu développés au Québec

Publié le : 7 janvier 2014

Au Québec, et selon la Fédération des médecins omnipraticiens, la pratique des soins palliatifs est le « parent pauvre de la médecine« . Mais un hôpital de Montréal fait exception. En effet, les docteurs Geneviève Dechêne et Robert Marchand « n’envisagent pas la mort de la même façon que la plupart de leurs collègues« , précise le site d’information Lapresse.ca.
Pour ces deux médecins, travaillant depuis 10 ans auprès des patients en fin de vie sur le territoire du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du sud-ouest et de Verdun, la disparition d’un patient n’est ni une « défaite » ni un « échec de traitement« . Le Dr R. Marchand souligne qu’il « éprouve autant de fierté à accompagner un patient dans une fin de vie sereine qu’à réussir un accouchement« . Leur objectif est le suivant: que les patients qui souhaitent mourir à domicile le puissent. Ce territoire du Québec est celui où le plus de patients meurent à domicile, 150, soit 55%, contre 15% dans le reste de Montréal. 
En effet, « A peine 9,8% des Québécois atteints d’un cancer en phase terminale meurent à domicile« , contre 18% en Alberta, 17% en Colombie-Britannique ou 26,5% en France. Pourtant, un signal d’alarme avait été donné par le Conseil de la santé et du bien-être du Québec. En 2003, ce Conseil s’inquiétait déjà que « faute de disponibilité de services organisés […], les personnes mourantes n’ont d’autre choix que celui d’être hopistalisées« . Mais aujourd’hui, le Dr Dechêne déplore que la situation n’ait pas évolué. Pourtant ajoute-t-il, cela est beaucoup moins coûteux: soigner à l’hôpital une personne en fin de vie coûte 900$ contre 200$ à domicile. 

 

Et si le CSSS parvient à développer les soins palliatifs, c’est parce qu’il en a la volonté, explique Yves Dujardin, le directeur général adjoint: « Ca prend une volonté claire de la direction. Des médecins engagés. Une équipe de soins consacrée à cela, dont des infirmières qui ne font que ça, et qui deviennent spécialistes« . 

 

<p> Lapresse.ca (Ariane Lacoursière) 06/01/2014</p>

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