Les propositions de Jean-François Mattéi au CCNE

Publié le : 27 novembre 2002

Aujourd’hui se tient la journée annuelle du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE). Jean-François Mattéi, ministre de la santé, lors du discours d’ouverture, a rendu hommage à ce comité en l’invitant à continuer son action dont il salue « la sagesse de ses avis » tout en lui disant de prendre garde aux contrefaçons.En effet, pour les nombreuses structures éthiques qui se mettent en place dans des centres hospitaliers n’ayant « ni titre, ni légitimité clairement affirmés », Jean-François Mattéi souhaite « les faire entrer dans un cadre bien défini sur le plan réglementaire ou législatif et les relier à une charte commune ».

 

C’est l’un des objectifs de la mission éthique des professions de santé, confiée à Alain Cordis (président du directoire de Bayard et ancien directeur général de l’AP-HP). Cette mission, tout nouvellement créée, devra « analyser la nature des besoins des professions de santé, proposer des organisations nouvelles facilitant l’exercice de la réflexion et le développement de la formation à l’éthique, proposer de nouveaux cursus professionnels et universitaires aptes à répondre aux attentes en la matière ». Cette mission rendra ses conclusions en juin 2003.
A la question : « pourquoi l’Etat français ne s’est-il pas associé aux cinq  pays (Allemagne, Italie, Irlande, Autriche, Portugal) qui n’ont pas accepté que le budget communautaire européen finance les recherches sur les embryons surnuméraires ? », Jean-François Mattéi répond « parce que nous sommes en train de réviser les lois de bioéthique de 1994 et que nous avons voté, en première lecture, une disposition autorisant la recherche sur l’embryon ». Cette disposition, votée à une très large majorité, sera de nouveau examinée en janvier prochain. « Nous allons naturellement y apporter des modifications, mais qui ne seront probablement pas de nature à entamer ce consensus » précise J-F Mattéi. 

Jean-François Mattéi appelle le CCNE à accroître son rôle international. Il aurait notamment aimé que les comités d’éthique nationaux de chaque pays européen se rassemblent pour condamner la brevetabilité du génome et le clonage reproductif.

<p>La Croix (Marianne Gomez) 27/11/02</p>

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