Les organes issus de donneurs plus âgés pourraient être « rajeunis » avant transplantation

Publié le : 28 août 2020

Une étude publiée dans Nature Communication a étudié l’impact des médicaments sénolytiques sur les organes « trop vieux » pour être transplantés. Dans ces organes, des cellules vieillissantes s’accumulent et libèrent de l’ADN mitochondrial sans cellules, provoquant une réaction inflammatoire. Les chercheurs pensent que cette réaction inflammatoire est à l’origine de rejets d’organes chez le patient greffé.

L’équipe scientifique dirigée par le Dr Stefan Tullius, chirurgien en transplantation au Brigham & Women’s Hospital de Boston, a étudié l’effet d’une classe de médicaments appelés sénolytiques, qui cible et élimine les cellules âgées. Ils ont commencé par traiter cœur et peau de vieux rongeurs avec le Dasatinib et la Quercétine. Les quantités d’ADN mitochondial ont alors baissé, ainsi que les niveaux d’inflammation.

Ils ont ensuite transplanté des cœurs de rongeurs et ont identifié que le taux de survie des receveurs à qui un cœur de donneur jeune avait été greffé était comparable à  celui de ceux qui avaient reçu un cœur de donneur âgé, traité avec des sénolytiques. De plus, 80 % des cœurs traités ont fonctionné pendant les 100 jours d’observation, alors que les cœurs non traités « ont cessé de fonctionner en moyenne 37 jours plus tard ».

 

Source : Daily Mail, Mary Kekatos (27/08/2020)

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