Les hôpitaux publics en Turquie accusés de ne plus pratiquer l’avortement

Publié le : 13 mars 2014

 La société turque des obstétriciens et gynécologues a fait savoir cette semaine, dans une déclaration écrite, que les hôpitaux publics avaient, dans les faits, arrêté de pratiquer les avortements.

Leur président, le Pr. Demir explique que les prises de rendez-vous en ligne sont désormais rendues impossibles puisqu’elles ne sont plus proposées. « Alors que théoriquement il peut être pratiqué gratuitement jusqu’à 10 semaines, l’avortement a été retiré du système sans bases légales » retrouve-t-on dans cette déclaration.

De son côté, le ministre de la santé, a contredit l’information, confirmant que les avortements jusqu’à 10 semaines étaient toujours de vigueur dans les hôpitaux publics. En 2012, le Premier ministre Erdogan avait déclaré qu’il considérait l’avortement comme « un meurtre ». A la suite de ces propos, le Parlement avait voté une loi limitant le délai légal des avortements à 10 semaines et requérant des sanctions pour les femmes ayant recours à des « avortements médicalement non justifiés » après 10 semaines de grossesse.

<p> Hurriyet Daily News 13/03/2014</p>

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