Les cellules iPS, source de pneumocytes

Publié le : 3 octobre 2017

Une équipe de chercheurs du Centre de médecine régénérative à l’Université médicale de Boston est parvenue à obtenir des pneumocytes II fonctionnels[1] à partir de cellules souches pluripotentes induites (iPS). Ce travail, publié dans la revue Cell Stem Cell va « faciliter l’étude d’une variété de maladies apparentées du poumon », et devrait permettre de « développer des thérapies répondant au mécanisme de ces maladies qui sont par ailleurs incurables ». En outre, les chercheurs ont « réussi à corriger génétiquement les cellules souches pluripotentes induites d’un enfant porteur d’une mutation du surfactant causant une détresse respiratoire » : ils ont reprogrammé des cellules cutanées d’un nouveau-né malade en cellules iPS; dans ces cellules ils ont corrigé le gène muté à l’aide de CRISPR, puis ont différencié les cellules iPS en pneumocytes de type 2, qui étaient alors fonctionnels. A l’avenir, l’équipe cherchera à « assembler ces cellules nouvellement générées en structure tridimensionnelles complexes, incorporant d’autres types de cellules comme les vaisseaux et les fibroblastes ».

 

[1] Les pneumocytes sont les cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires et contribuent à leur fonctionnement. Les pneumocytes de type II secrètent le surfactant pulmonaire, qui fluidifie le mucus et facilite les échanges gazeux dans les alvéoles.

 

<p>Le quotidien du médecin, Dr Véronique NGuyen (3/10/2017)</p>

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