Les cellules iPS, alternative à la greffe de moelle osseuse

Publié le : 27 mai 2013

Une équipe de chercheurs du Centre pour la biologie des cellules souches et la médecine régénérative de l’Institut des sciences médicales de l’Université de Tokyo publie sur le site web Molecular Thérapy les résultats d’une étude menée chez la souris impliquant des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Ils ont découvert, par le biais de ces cellules reprogrammées, comment remplacer les greffes de moelle osseuse qui comportent de nombreux risques.

 

Les greffes de moelle osseuse sont actuellement utilisées pour des maladies immunitaires, comme par exemple la leucémie. Dans ce type de pathologies, ce sont les cellules souches hématopoïétiques (CSH), présentes dans la moelle osseuse et « à l’origine de toutes les lignées de cellules sanguines » qui sont atteintes, et qui ne permettent plus de remplacer correctement ces dernières. Actuellement, l’un des traitements utilisés consiste « à irradier la moelle osseuse pour détruire toutes les cellules corrompues » et à recourir à un don de moelle « pour rétablir toutes les fonctions de renouvellement des cellules sanguines« .

 

L’équipe de l’Université de Tokyo a découvert une nouvelle approche thérapeutique de remplacement de la moelle osseuse. Ils sont en effet parvenus à partir de cellules iPS à « générer des CSH pouvant être transplantées avec succès dans des animaux porteurs d’un tératome [i.e: « une tumeur composée de cellules germinales pluripotentes« ], en combinaison avec une méthode qui favorise » le renouvellement des CSHAinsi, « les CSH dérivées des cellules iPS migrent du tératome à la moelle osseuse » et les « injections successives par voie intraveineuse dans un hôte irradié [i.e un hôte chez qui on a détruit toutes les cellules corrompues] ont conduit à l’établissement d’une lignée multiple et à une restauration à long-terme du système hématolymphopoïétique« . 

 

Par ces travaux, l’équipe a « démontré que le déficit immunitaire […] lié au chromosome X chez les souris peut être traité grâce à des CSH dérivées de cellules iPS clonales génétiquement corrigées« .

 

Cette nouvelle approche thérapeutique de remplacement de la moelle osseuse, en utilisant des cellules iPS, éviterait tout rejet ou réaction du greffon contre l’hôte.
 

<p> BE Japon 649 (Simon Vial-Pradel) 24/05/2013</p>

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