L’enfer moderne du coût de la « survie artificielle »

Publié le : 15 juin 2015

La question du coût de la vie de Vincent Lambert a été posé par Monique Pelletier[1] dans un article publié dans les pages débats du Monde :« Tirons enfin les leçons de l’affaire Lambert », provoquant l’indignation.

 

Jean-Yves Nau répond à Monique Pelletier. Il estime tout d’abord que les propos sont particulièrement impartiaux et nourris d’à-peu-près quant au fond de l’affaire en question.

 

Ensuite, il soulève l’indécente question posée en creux par Monique Pelletier :  » Enfin, et je ne méconnais pas l’aspect subalterne de cette question, la survie artificielle sans aucun espoir d’amélioration d’un patient pendant des années a un coût dont personne ne parle. » Par là, « Mme Pelletier, son passé, son autorité, légitiment ici une question qui ouvre sur un enfer moderne : celle du coût de la « survie artificielle » ».  Sauf que, si Vincent Lambert est bel et bien « sans espoir d’amélioration »,  Jean-Yves Nau tient à préciser qu’il n’est pas en « survie artificielle ».

 

« L’enfer de moderne » évoqué par Jean-Yves Nau est ensuite détaillé, il s’agit d’une médecine régentée par l’économiste hospitalier, celui qui « a compté… il guide… à distance… la parole du médecin… le geste de l’infirmière… puis celui de l’aide-soignante ».

 

Par cette question de Mme Pelletier, « on perçoit comme une ombre… bien sale ».

 

 

[1] Ancienne membre du Conseil constitutionnel et Grand officier de la Légion d’honneur.

<p>Blog de Jean-Yves Nau 15/06/2015 - Le Monde (Monique Pelletier) 15/06/2015</p>

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