« L’édition du génome va transformer ce que nous mettrons dans nos assiettes »

Publié le : 2 novembre 2016

Cellectis, une société biopharmaceutique a annoncé avoir organisé le premier dîner à partir d’aliments issus de manipulations génétiques, le 20 octobre dernier à New York.

 

Le dîner a demandé six mois de préparation et de nombreux tests culinaires. Parmi les invités figuraient des professeurs d’universités, des médecins, des journalistes, des célébrités, ou encore des entrepreneurs. Ce repas, composé de six plats, comptait une variété d’aliments dont du soja à haute teneur en acide oléique et des pommes de terre issus de l’édition du génome (cf. Un saumon transgénique autorisé à la consommation aux Etats-Unis).

 

En proposant un burger de tofu et soja, du houmous de soja, ou même une daurade au citron, la société biopharmaceutique à l’origine de ce dîner dit s’appuyer sur la technologie de pointe « pour développer des cultures plus saines en effectuant une délétion de l’ADN, sans jamais ajouter le moindre ADN étranger ».

 

Face aux critiques, André Choulika, Président-directeur général de Cellectis, assure : « C’est non seulement un moment historique pour les industries agro-alimentaires et biotechnologiques, mais également pour les citoyens du monde entier qui sont en quête de réponses face aux problèmes de santé de notre société. Ce repas est un bon indicateur de comment l’édition du génome va transformer ce que nous mettrons dans nos assiettes dans un futur proche ».

 

Pourtant, les études scientifiques doivent encore prouver l’innocuité de ces aliments issus de manipulations génétiques (cf. Végétaux génétiquement modifiés avec CRISPR, des OGM ?).

<p>Business Wire (31/10/2016)</p>

Partager cet article

Pour aller plus loin

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres