Le rapport Fiori devant le Parlement européen

Publié le : 29 novembre 2001

Le Parlement européen va examiner aujourd’hui un rapport qui vise à interdire le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Son éventuelle adoption s’inscrirait alors en porte à faux dans le sixième programme cadre  pour la recherche proposé par la Commission européenne pour 2002- 2006 et qui est actuellement en cours d’adoption. A l’heure actuelle, ce programme prévoit d’allouer un budget de 200 millions d’euros pour la recherche sur le génome dont une grande partie consacrée aux thérapies géniques et plus spécifiquement à la recherche sur les cellules embryonnaires.  Aujourd’hui dans le cadre du cinquième programme, la recherche n’est possible que sur les cellules souches adultes et sur les cordons ombilicaux.
Francesco Fiori, eurodéputé italien souhaiterait que la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne bénéficie pas de fonds européens mais que ces financements soient consacrés à la recherche sur les cellules souches adultes. A propos du clonage, la commission Fiori affirme « Il n’existe aucune différence entre le clonage à des fins thérapeutiques et le clonage à des fins de reproduction ». Les eurodéputés proposent donc de s’opposer à ces deux formes de clonage. Le rapport demande également l’interdiction du commerce des cellules souches au sein de l’Union. Enfin, le rapport considère qu’il faut « promouvoir le développement de méthodes permettant de réduire les conséquences physiques et psychiques de la fécondation in vitro et de freiner, voire d’empêcher, l’apparition d’embryons dits surnuméraires. »
En tout état de cause le rapport Fiori insiste sur la nécessité d’élaborer des orientations éthiques au niveau de l’Union européenne afin d’éviter des abus qui sont déjà bien réels. Rappelons qu’aujourd’hui, deux textes seulement complètent la convention du Conseil de l’Europe pour la protection des droits de l’homme à l’égard de la biologie et de la médecine. D’une part, le protocole additionnel d’Oviedo qui stipule que la création d’embryons humains aux fins de recherche est interdite. D’autre part, la déclaration de l’Unesco sur le génome humain, qui interdit toute recherche ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort.

<p>La Croix 29/11/01</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres