Le « racisme chromosomique » de Charlie Hebdo impuni

Publié le : 11 janvier 2017

Poursuivi par le Collectif contre l’handiphobie pour sa caricature « Morano, la fille trisomique cachée de de Gaulle », le directeur de Charlie Hebdo a été relaxé hier par la chambre de la presse du tribunal correctionnel de Paris. Ce dessin publié en octobre 2015 avait déclenché des « réactions d’incompréhension unanimes sur les réseaux sociaux », et une plainte avait été déposée pour injure et provocation à la haine et à la discrimination.

 

Le tribunal correctionnel suit donc l’avis du parquet qui s’était prononcé  pour la relaxe en novembre dernier, estimant que « les limites de la liberté d’expression n’ont « pas été dépassées » », dans cette publication. Le propos était de « railler l’audacieuse filiation politique invoquée par Madame Morano ». Mais pour Alexandre Varaut, président du collectif contre l’handiphobie, « le rôle de bouffon est légitime quand il s’en prend aux puissants. Mais il ne faut pas se servir de la faiblesse de nos enfants pour taper sur quelqu’un ». L’avocat du collectif, rappelant qu’« une faiblesse ne doit être ni l’objet ni le moyen d’une moquerie », a indiqué que l’association ferait appel.

 

Note Gènéthique :

« Le racisme chromosomique de ‘Charlie Hebdo’ »

 

 

<p>LCI (2017/01/10)</p> <p>Photo : Pixabay/DR</p>

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