Le programme de développement durable de l’ONU ne satisfait pas les partisans de l’avortement

Publié le : 7 septembre 2015

Depuis 2012, l’ONU travaille avec ses différents partenaires internationaux pour « assurer un développement durable au-delà de 2015 ». Un premier vote a eu lieu le 2 août statuant sur un programme de développement durable comprenant 17 objectifs[1]. Ce programme a été adopté par l’Assemblée Générale mardi dernier.  Bien que « les nouveaux objectifs ne se séparent pas des accords antérieurs qui ne reconnaissent pas l’avortement comme un droit international », la question continue d’être source de polémiques.

 

Depuis l’adoption du programme par l’Assemblée Générale, plusieurs pays se sont en effet plaints du fait que les nouveaux objectifs « n’ouvrent aucune voie sur le sujet de l’avortement ». « Nous pensons que l’on aurait pu aller plus loin (…) au lieu de cela, nous dépendons  du langage consensuel » ont déclaré les Etats Unis concernant la santé sexuelle et les droits en matière de procréation. Le Brésil aurait également « préféré un programme plus progressiste et ambitieux sur les droits de l’homme. »

 

Au contraire, 54 pays du groupe Africain, « le plus grand bloc régional dans les négociations de l’ONU », avait  depuis longtemps mis en garde contre « l’usage des objectifs pour promouvoir l’avortement ». Pour ces pays, « la santé sexuelle et les droits en matière de procréation ne peuvent pas être pris en compte pour créer ou considérer, de façon implicite, un droit à l’avortement ». L’Equateur a approuvé ces déclarations.

 

Le Saint Siège, confiant dans la dernière version adoptée souhaite que l’« on puisse lire tout le programme comme protégeant le droit à la vie de l’individu, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ».

 

Le document final sera officiellement adopté fin septembre à New York à l’occasion du rassemblement des dirigeants des 193 Etats membres pour la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. D’ici là, d’autres « réserves postérieurs » pourraient être émises par écrit.

 

[1] S’appuyant sur un premier rapport intitulé « Réaliser le futur que nous voulons pour tous », onze consultations thématiques guident la réflexion sur des thèmes variés comprenant notamment la santé, les inégalités, ou la gouvernance.

<p>C-Fam (05/09/2015)</p>

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