Le premier bilan de la loi sur l’IVG

Publié le : 6 mars 2002

La délégation aux droits des femmes a établi hier un bilan de la nouvelle loi sur l’IVG et la contraception promulguée le 4 juillet 2001.
La première mesure visait à allonger le délai d’avortement de 10 à 12 semaines. Il semblerait que depuis les femmes candidates à l’IVG seraient moins nombreuses à partir à l’étranger. Les cliniques néerlandaises ont en effet noté « une diminution significative du nombre de leurs clientes françaises ».

En revanche, cet allongement s’est heurté à la réticence de beaucoup de médecins qui refusent de pratiquer cet acte soit en invoquant la clause de conscience soit en dénonçant les difficultés techniques liées à cet acte et certains d’entre eux délaissent également la pratique des IVG en raison des tarifications inchangées depuis 1991. La délégation a également insisté sur l’émergence « d’un tourisme régional » puisque beaucoup d’établissements hospitaliers n’appliquent pas l’allongement des délais.

Pour les mineures, la nouvelle loi ne rendait plus obligatoire l’autorisation parentale, les adolescentes pouvant se faire accompagner par un adulte de leur choix. Ce rôle d’ « adulte accompagnant » soulève de « véritables difficultés d’interprétation et d’application ».
Enfin la délégation a souligné l’importance d’une prévention jugée jusque là insuffisante.

<p>Le Figaro (Marie-Estelle Pech) 06/03/02- Libération (Charlotte Rotman) 06/03/02- Le Quotidien du Médecin (Renée Carton) 06/03/02 et 15/03/02 - La Croix 06/03/02</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres