Le « dopage génétique » des athlètes susceptible d’être détecté ?

Publié le : 8 janvier 2021

En utilisant CRISPR/Cas9, les chercheurs peuvent modifier l’ADN dans de nombreux organismes en injectant une molécule d’ARN et une protéine dans les cellules. La molécule d’ARN guide la protéine vers la séquence d’ADN appropriée, puis la protéine coupe l’ADN, comme une paire de ciseaux, pour permettre les modifications.

Malgré les préoccupations éthiques qui ont été soulevées quant à l’application potentielle de la méthode chez l’homme, certains athlètes pourraient ignorer les risques et l’utiliser pour accroitre leurs performances. Considérée comme du « dopage génétique », le procédé est interdit par l’Agence mondiale antidopage, une organisation internationale indépendante.

Une étude a été menée par une équipe de chercheurs de l’Institute of Biochemistry de la German Sport University et du CER groupe belge, sous la direction de  Mario Thevis. Elle a vérifié qu’il était possible d’identifier, dans le plasma, la protéine la plus susceptible d’être utilisée dans ce type de dopage, la bactérie Streptococcus pyogenes (SpCas9). L’équipe a aussi injecté SpCas9 à des souris et a pu montrer que ses concentrations atteignaient un pic dans le sang circulant après deux heures et pouvaient être détectées jusqu’à huit heures après l’administration dans le tissu musculaire. D’autres études doivent être menées avant la mise en place d’un test anti-dopage.

Source : News Medical, Emily Henderson (06/01/2021) – Photo : Pexels by Pixabay

 

 

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