Le don de tissus en manque de visibilité ?

Publié le : 11 septembre 2014

Dans The Conversation, Tracy Long-Sutehall, chercheur à l’université de Southampton aborde la question du don d’organe et de tissus. Elle souligne que la disponibilité des organes et tissus est influencée par divers facteurs comme le fait d’inciter les gens à s’inscrire pour ce type de don ou encore la déclicate tâche qui consiste à discuter avec les familles endeuillées. Pour ce qui est du don de tissus plus particulièrement, Tracy Long-Sutehall précise que trop peu de personne savent qu’elles peuvent le faire. 

 

Selon le chercheur, un donneur d’organes potentiel se définit comme « une personne qui meurt dans une unité de soins intensif ou un service d’urgence. Ces personnes auront été ventilées par une machine car elles sont incapables de respirer par elles-mêmes. » Ces patients peuvent faire don de leurs organes thoraciques (coeur, poumons), les organes abdominaux (reins, foie, rate, intestin, pancréas), ainsi que des tissus tels que les yeux, la peau, les os, les tendons. 

 

Un donneur de tissus potentiel serait quant à lui « une personne décédée en dehors de ces zones et qui n’est pas ventilée et donc pour laquelle le don d’organes n’est pas une option. Pour cette raison, beaucoup plus de personnes pourraient être donneurs de tissus que d’organes« . 

 

Tracy Long-Sutehall précise cependant que divers obstacles existent notamment concernant ce qui peut ou non être fait à l’égard d’un corps après la mort. 

 

Globalement le taux de consentement au don de tissus est de 24%. Mais lorsque les membres de la famille sont informés, ce taux peut passer à 77%. Tracy Long-Sutehall estime nécessaire de sensibiliser la population et le personnel de santé au don de tissus, ses avantages et ses enjeux. 

 

<p>The Conversation (Tracy Long-Sutehall) 08/09/2014</p>

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