Le Brésil légalise l’accès à la contraception d’urgence

Publié le : 2 septembre 2013

 La présidente du Brésil, Dilma Roussef, a promulgué, jeudi 1er août, une loi rendant obligatoire, dans hôpitaux publics, le traitement des femmes victimes de violences sexuelles et prévoyant la « prévention de la grossesse« . Pour les députés catholiques et évangéliques et la Conférence nationale du Brésil (CNBB), l’imprécision de la loi « ouvre […] la porte à une légalisation plus large de l’avortement« . 
Au Brésil, l’avortement « est déjà autorisé en cas de viol, jusqu’à huit semaines de grossesse, quand le foetus présente une malformation congénitale sévère et qu’il ne survivra pas à la naissance, ou quand la vie de la mère est en danger« .
Pour la CNBB, deux articles de la nouvelle loi auraient dû être abrogés en raison de leur « imprécision » qui peut mener à une « mauvaise interprétation » et « faciliter l’avortement« . Pour Dom Antonio Augusto, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Rio de Janeiro, l’imprécision de la notion de « violence sexuelle » « est une porte ouverte à n’importe quel motif pour avoir recours à l’avortement, au-delà du viol« . En outre, précise le quotidien La Croix, la loi « oblige les hôpitaux publics à garantir aux femmes victimes de violences sexuelles […] les moyens d’éviter une grossesse non désirée« . Pour l’Eglise catholique, cette loi « est un premier pas vers une dépénalisation élargie de l’avortement« . 

<p> La Croix (Aglaé de Chalus) 05/08/2013 - radiovaticana.va 02/08/2013 - news.va 02/08/2013</p>

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