L’Agence européenne du médicament interpellée sur les pilules de 3è et 4è générations

Publié le : 29 mars 2013

 A l’occasion d’une réunion de la Commission Environnement et Santé du Parlement européen, « la députée européenne, vice-présidente  du groupe des verts, a interpellé notamment l’Agence européenne du médicament » [EMA] à propos des pilules de 3è et 4è génération, et indiqué: « Nous ne voyons aujourd’hui que le sommet de l’iceberg d’un scandale d’ampleur à venir« . 
Récemment, précise-t-elle, l’Agence nationale française du médicament a publié « un rapport dans lequel elle annonce qu’entre 2000 et 2011, la pilule contraceptive a provoqué chaque année plus de 2500 accidents veineux et 20 décès (dont 14 attribuables aux pilules de 3è et 4è génération). Il a fallu que la France saisisse l’EMA pour que l’Europe s’intéresse enfin à la question« . Pour la députée européenne, « si les plaintes ont été si nombreuses jusqu’à présent en Europe, c’est avant tout parce qu’il n’y a pas eu suffisamment de remontées des effets secondaires de ces médicaments par les médecins, les gynécologues et par les patientes elles-mêmes qui ignorent qu’elles peuvent signaler ces effets à la base Eudravigilances. Ce sont des laboratoires pharmaceutiques qui occupent tout le terrain pour l’évaluation des risques. Or, en tant que juges et parties, ces laboratoires ne font pas remonter à l’EMA les informations les plus pertinentes« . Ainsi, elle s’interroge: « Les pharmacies européennes délivrent régulièrement des pilules contraceptives sans ordonnances. Comment connaître alors le véritable chiffre des victimes par AVC, ou de malades si aucun médecin n’a pu suivre ces femmes et si les accidents n’ont pas fait l’objet de remontées d’informations à l’EMA? » 

<p> Le Quotidien du Médecin.fr (Dr Lydia Archimède) 28/03/2013</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres