L’ADMD à l’hôpital Georges-Pompidou

Publié le : 10 février 2011

Une convention entre l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEPG) et l’association pour "le droit de mourir dans la dignité" (ADMD) a été signée, autorisant cette dernière à entrer en contact avec les patients hospitalisés en fin de vie.

Bien qu’elle n’ait rien d’inégale, cette signature faite en toute discrétion a indigné les médecins qui ont demandé, en urgence, une réunion avec la direction.

"Ce qui me choque, et nous sommes nombreux, c’est l’opacité totale dans laquelle cette convention a été signée. La moindre des choses aurait été d’organiser un débat avec les soignants. Pourquoi offre-t-on une tribune à l’ADMD et seulement à elle ? Ce n’est même pas une association comme les autres !" s’indigne Nicole Pélicier, psychiatre au pôle cancérologie.

L’ADMD, qui fait partie depuis 2006, de la liste des associations de patients autorisés à siéger, est considérée comme "intrus" dans cette liste. Cette autorisation avait déjà provoqué la colère de nombreux médecins qui jugent l’ADMD plus comme un groupe de lobbying politique qu’une association de patients.

Pour le porte parole de l’HEPG, il n’existe pas de risque de dérive : "l’intervention de l’ADMD auprès des patients est clairement cadrée. Il est convenue dans la convention qu’elle tienne une permanence d’information une fois par mois, et principalement pour les informer sur les dispositions de la loi Leonetti" qui limite l’acharnement thérapeutique.
Mais les médecins craignent que cette association pro-euthanasie, qui juge cette loi insuffisante, aille plus loin avec les patients mais aussi avec le personnel.

Le Parisien (Alexandra Echkenazi) 09/02/11 - La Croix 10/02/11

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