La recherche sur l’embryon humain n’est pas une question purement scientifique et technique

Publié le : 11 juillet 2013

 A l’heure où l’Assemblée nationale examine la proposition de loi autorisant "l’expérimentation sur l’humain vivant", i.e sur l’embryon humain, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune soulève trois écueils à éviter. 
Le premier consiste à "sous-estimer la réalité de ce qui est en jeu". Or, précise M. Le Méné, "l’autorisation de créer des embryons humains de laboratoire n’est pas une question scientifique et technique". Avant tout, elle est "une question d’ordre moral et politique" car elle donne droit à "expérimenter directement sur de l’humain vivant". Or, on ne peut poser un tel principe qui a pour conséquence de détruire des vies humaines "comme on délibère de la lutte contre la fraude fiscale ou du cumul des mandats".
Le deuxième écueil consiste à "repeindre la réalité aux couleur racoleuses de la démocratie". Autrement dit, au prétexte que l’expérimentation sur l’humain vivant aurait été autorisée par les Parlementaires, qu’elle serait légitime. Pour M. Le Méné, "c’est prendre les Français pour ce qu’ils ne sont plus: des naïfs". La réalité est finalement une soumission des politiques aux industriels qui sont à la fois demandeurs et bénéficiaires de l’autorisation de la recherche sur l’embryon. A la question de savoir s’il y a eu des consultations préalables à l’examen de la proposition de loi, le président de la Fondation Jérôme Lejeune rappelle que majoritairement, ont été consultés "ceux qui sont favorables à la transgression". Et d’ajouter que même la loi de bioéthique de 2011, qui prévoyait pourtant des dérogations à l’interdiction de la recherche sur l’embryon, n’a pas été respectée. 
Enfin, le troisième écueil consiste à "ne plus voir la réalité de la recherche scientifique et médicale dans sa beauté et les espoirs qu’elle porte". Pourtant, dans le domaine des cellules souches, "le Japonais Yamanaka – qui n’est ni catholique, ni extrémiste, ni obscurantiste, les trois étant bien sût synonymes –  a trouvé ce dont tout le monde rêvait mais que personne ne pensait concrétiser, c’est-à-dire le moyen de rajeunir nos propres cellules au lieu de cannibaliser celles de l’embryon humain". (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 16/12/2012). 
Par conséquent, le président de la Fondation Jérôme Lejeune appelle, pour que l’embryon humain ne soit pas vendu "aux industriels sans scrupule, aux médias à sensation et aux rentiers de la transgression", à signer l’initiative citoyenne européenne "un de nous". L’objectif? "Stopper les financements communautaires de programmes conduisant à la destruction d’embryons humains". Aujourd’hui à plus de 720 000 signatures, si le million est recueilli, alors la Commission européenne devra en tenir compte et s’expliquer. 

 Valeurs Actuelles (Jean-Marie Le Méné) 11/07/2013

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