La recherche sur l’embryon autorisée en France

Publié le : 17 juillet 2013

Le mardi 16 juillet à 16h45 les députés ont voté à 314 voix contre 223 pour l’autorisation de la recherche sur l’embryon avec encadrement. Le bouleversement juridique et éthique est désormais entériné dans la loi française alors que le débat a été « bâclé » voir même inexistant.

 

Alors que les radicaux de gauche, les écologistes, et la majorité se réjouissent de l’adoption de « cette avancée » qu’ils attendaient « depuis 35 ans« , ce « texte de la discorde » voté « en catimini » et en plein coeur de l’été, indigne les députés de l’opposition.

 

Tout d’abord parce que les radicaux de gauche, confortés par la majorité ont invoqué des arguments sensibles mais éloignés de la réalité : « Dans quelques instants [au moment du vote], pensez à ceux de nos concitoyens malades qui attendent, qui espèrent des thérapies nouvelles« . Jean Leonetti  met en garde immédiatement: l’autorisation de la recherche sur l’embryon en France n’aboutira pas plus à la découverte de traitements que les recherches effectuées dans le monde sur l’embryon depuis plus de 20 ans. « Ne laissez pas croire que les gens seront guéris » interjette-t-il lors de l’explication de vote qu’il a prononcé pour le groupe UMP.

 

Ensuite, parce que la France entre par ce texte dans un « dumping éthique » qui inquiète l’opposition. Philippe Gosselin, député UMP de la Manche l’a immédiatement twitté à la suite du vote adoptant la proposition de loi. Thierry Benoit, député UDI de Fougères le confirme : ce texte « risque de favoriser des dérapages éthiques« .
Enfin, parce que ce vote a cédé à une idéologie, à une « calinothérapie » des radicaux de gauche par la majorité, mais aussi à la pression mercantile des laboratoires pharmaceutiques.

 

La Fondation Lejeune le dénonce fortement dans son communiqué de presse. Ce que les députés ont réellement voté, soit le fait que l’embryon humain est présumé disponible, que les chercheurs n’aient plus à se justifier de leur recherche sur l’embryon, que les embryons surnuméraires deviennent réactifs officiels de laboratoire, ou encore que le non-embryonnaire se voit sacrifié sur le plan financier, n’est que la conséquence de la pression constante des entreprises du médicament.

Bien que Madame Orliac, rapporteur du texte, tente d’affirmer que « des garanties éthiques seront observées lors des recherches sur l’embryon » qui restent encadrées, les députés de l’opposition ne sont pas dupes, et restent determinés à se battre jusqu’au bout contre l’idéologie et le mépris du débat citoyen. Ils déposeront donc, ce jour, un recours devant le Conseil Constitutionnel.

Les citoyens eux aussi peuvent continuer à faire entendre leur voix grâce à l’initiative européenne « Un de Nous » portée en France par Alliance Vita, la Fondation Lejeune, les AFC et le CPDH. La France a pour l’instant recueilli plus de 67 000 signatures pour s’opposer au financement des programmes détruisant l’embryon humain.
 

<p>LaCroix.fr 16/07/2013- LeMonde.fr 16/07/2013 - LeQuotidienduMédecin.fr 16/07/2013 - MyTF1news (Anna Benjamin) 16/07/2013 - Ouest France (Bernard le Solleu) 17/07/2013 - LeNouvelObservateur.fr 16/07/2013 - Atlantico.fr 16/07/2013 - RTL.fr 16/07/2013 - Europe 1 (Sophie Amsili) 16/07/2013 - L’Express.fr 16/07/2013 - Le Figaro.fr 16/07/2013 - 20 minutes.fr 16/07/2013 - France info 16/07/2013  - JDD.fr 16/07/2013 - LaSantépublique.fr (Paolo Garoscio) 16/07/2013 - TerraFemina.com 16/07/2013 - Sciencesetavenir.fr 16/07/2013 - Zenit 16/07/2013</p>

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