La position de la femme défendue à l’ONU par le Saint-Siège

Publié le 9 Mar, 2005

A l’occasion de la Session de la Commission de l’ONU sur le statut de la femme : "Pékin +10", Anne-Marie Glendon, professeur de droit à l’Université de Harvard et chef de la délégation du Saint-Siège à l’ONU, a exposé le point de vue du Saint-Siège sur les questions concernant la femme. Notons qu’elle était déjà la représentante du Saint-Siège à la conférence de Pékin en 1995. 

Elle rappelle qu’en 1995, le Pape lui avait demandé "d’essayer d’être une voix pour ceux dont les voix sont rarement entendues dans les couloirs du pouvoir". Elle souhaite attirer l’attention sur les nouveaux défis qui ont surgi ces 10 dernières années, de nouvelles formes de pauvreté et de nouvelles menaces contre la dignité humaine…Le Saint-Siège qui gère plus de 300 000 agences éducatives de santé et d’assistance dans le monde est donc particulièrement sensible à ces questions.

Elle estime que la condition de la femme s’est détériorée en 10 ans en partie à cause de la pauvreté et des ruptures familiales. "C’est également le cas dans les sociétés riches où le coût du divorce et des familles monoparentales est retombé fortement sur les femmes" précise-t-elle.

Interrogée sur les questions de santé reproductive, d’égalité des genres et d’éducation sexuelle des enfants, M. A. Glendon rappelle que les débats les plus importants dans ce domaine ont lieu à un niveau national. "Les groupes de pression en matière de politique démographique et de libération sexuelle cherchent toujours à introduire des références aux droits reproductifs et sexuels dans les documents de l’ONU, en espérant ainsi influencer l’opinion nationale et les lois" explique t-elle. Ces groupes, ajoute-t-elle, étaient au maximum de leur influence dans les années 90.

Elle estime que le féminisme des années 70 avec son attitude négative envers l’homme, le mariage et la maternité, et sa défense très stricte de l’avortement et des droits des homosexuels est aujourd’hui "démodé". Elle rappelle que l’Église est l’institution qui a le plus oeuvré pour la promotion du bien être des femmes.

Enfin, elle estime que "les nouveaux féminismes qui surgissent ont beaucoup de points communs avec la vision catholique de l’homme et de la femme travaillant ensemble, de manière complémentaire, pour favoriser le développement d’une culture qui soit favorable à la femme et à la famille."

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