« La non-stigmatisation de la trisomie 21 n’est toujours pas gagnée… »

Publié le : 11 août 2014

Le président du collectif Les Amis d’Éléonore, Emmanuel Laloux, revient sur l’avis du CSA qui a mis en garde les chaînes diffusant des vidéos sur la trisomie 21 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 30/07/2014).

 

Dans sa tribune publiée par le journal La Croix, M. Laloux souligne que « la décision du CSA met le feu aux poudres. […] Le CSA vient édicter que la trisomie 21 n’aura droit de cité à la télévision que dans un contexte ‘encadré’ pour ne pas provoquer de ‘ controverse ‘. Or c’est le CSA lui-même qui fait une distinction entre les femmes en les rangeant en deux catégories qui seraient opposées : celles qui gardent leur enfant trisomique par choix ou simplement parce qu’elles ne savaient pas, et celles qui ne le gardent pas. Et par égard pour ces dernières, il ne serait pas bon de parler de trisomie 21 au grand public. »

 

Le président des Amis d’Éléonore pose alors les questions suivantes : « La trisomie 21 bénéficie-t-elle d’un traitement particulier dans les médias ? Le CSA a-t-il déjà pris une telle position pour un spot de sensibilisation à une autre maladie ? Les spots de sensibilisation sur la mucoviscidose ou le cancer sont-ils ‘encadrés’ pour ne pas choquer le public ? »

 

Par là même, M. Laloux rappelle que le spot « ne préconise ni un choix ni un comportement. Il n’est ni de droite ni de gauche. Il veut simplement susciter une réflexion sur la trisomie et montrer des témoignages de vie positifs. » Et ainsi de dénoncer la stigmatisation de ceux qui défendent les trisomiques : «  Est-il devenu impossible aujourd’hui de parler de trisomie 21 sans être taxé d’être pro-vie ou anti-IVG ? »

 

Par conséquent « le CSA favorise un positionnement au détriment des personnes ayant une trisomie 21, car in fine ce sont bien elles les principales victimes de cette polémique. Pourquoi devrions-nous falsifier ou taire la réalité pour faire droit à quelques plaintes dont nous ne connaissons ni le nombre ni la teneur ? ».

 

Pour visualiser le spot « Chère future Maman », sous-titré en français.

<p>La Croix 11/08/2014</p>

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