La justice britannique refuse “le droit à mourir”

Publié le 27 Août, 2012

Atteint du syndrome d’enfermement (Locked-in-syndrome ), un homme, Tony Nicklinson, a demandé à la justice britannique qu’ "un médecin puisse mettre fin à ses jours légalement, sans devenir un meurtrier au regard de la loi". Au Royaume-Uni, "l’euthanasie et le suicide assisté sont illégaux".
En mars 2012, la Haute Cour de justice britannique avait ouvert la porte à la requête en la déclarant recevable, précisant que Tony Nicklinson "avait le droit de demander ‘qu’il ne soit pas illégal pour un médecin de mettre fin ou d’aider à mettre fin à ses jours sur la base de la nécessité’ compte tenu du handicap majeur". Mais récemment, les trois juges de la Haute Cour ont "estimé qu’il ne revenait pas à la justice de s’écarter de la position légale, selon laquelle ‘l’euthanasie volontaire est un meurtre’ qu’elles qu’en soient les motivations". Pour les juges, il revient au Parlement de changer éventuellement la loi, précisant que "tout changement [devra] être entouré de garde-fous que seul le Parlement peut décider".
En janvier 2012, "une commission d’enquête a recommandé […] un réexamen de la loi par le Parlement, visant à autoriser les médecins à aider les malades en phase terminale à mettre fin à leur jour".
 

Libération 16/08/12

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