La crise des pilules profite au stérilet

Publié le : 30 septembre 2013

 La polémique de l’hiver dernier sur les risques des pilules de 3ème génération et leur déremboursement qui s’en est suivi depuis le 31 mars 2013 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 2 avril 2013) ont largement incité les femmes à réfléchir sur leur contraception. Selon la ministre de la Santé, Marisole Touraine, qui s’est exprimée jeudi 26 septembre lors de la journée mondiale de la contraception, une Française sur cinq aurait changé de contraceptif au cours des neuf derniers mois. La polémique aurait également conduit 20% d’entre elles à aller consulter un médecin pour « discuter du mode de contraception, en particulier des dispositifs longue durée comme le stérilet ou l’implant hormonal » confirme le Dr Sophie Gaudu, chef du service à la maternité des bleuets.
« Le net recul des prescriptions de pilules de 3è et 4è génération, au profit des pilules de 1re et 2è génération » est confirmé par les statistiques du ministère de la Santé: « en août 2013, les 3è et 4è générations, qui présentent un risque limité mais supérieur de thrombose veineuse, constituaient 24% des ventes de contraceptifs oraux, contre 47% avant la polémique« .

 

Il faut noter que les stérilets [appelés usuellement contraceptifs, mais ayant un effet abortif lorsque l’ovocyte est fécondé : ndlr] sont de plus en plus utilisés: « les dispositifs intra-utérins (stérilets) [ont vu leur] vente progresser de 26% d’une année sur l’autre« , une augmentation particulièrement constatée « chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfants, une catégorie jusque-là peu attirée par ce contraceptif. Elles sont désormais 4% des 20-24 ans (2% en 2010) et 16% des 25-29 ans (8% en 2010). » Le Dr Elisabeth Aubény, présidente de l’Association française pour la contraception « rapporte une hausse des demandes de stérilets en cuivre, qui ne diffusent pas d’hormones« . Une hausse confirmée par les chiffres du ministère de la Santé selon lesquels « les ventes de stérilets non imprégnés de progestatifs ont enregistré la plus forte progression (+ 45%)« . 

Note de la rédaction : Le stérilet, est un dispositif placé dans la cavité utérine pour empêcher les grossesses. Il a un effet contraceptif dans la mesure où il fait obstacle chimiquement aux spermatozoïdes et peut les empêcher (pas toujours) d’atteindre l’ovocyte. Il a aussi un effet abortif précoce quand un spermatozoïde a réussi malgré tout à atteindre l’ovocyte et à le féconder : il empêche alors l’embryon de s’implanter dans l’utérus et le condamne à mourir (il altère la muqueuse utérine dans laquelle l’embryon ne peut plus se nider). (source : Manuel Bioéthique des jeunes).

<p> Le Figaro santé (Pauline Fréour) 30/09/2013</p>

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