IVG : réticences à appliquer la nouvelle loi

Publié le : 18 décembre 2001

Il y a en France 714 établissements autorisés à faire des IVG, 407 publics et 307 privés. Le rapport commandé par le gouvernement et réalisé en août dans l’ensemble de ces établissements montrent que la nouvelle loi de juillet sur l’allongement du délai à 12 semaines est peu appliquée. En Bretagne sur les 18 centres d’IVG dépendants des hôpitaux publics, 6 prennent en compte la nouvelle loi parmi les centres hospitaliers les plus importants. 
Sur 40 médecins interrogés, qui refusent de pratiquer des IVG entre 10 et 12 semaines, 3 invoquent des raisons éthiques, les autres mettent en avant la faiblesse des rémunérations et le flou en matière statutaire. Une animatrice d’un centre de planning familial explique :  » les médecins invoquent rarement la clause de conscience ; mais c’est quand même un problème de fond qui prédomine, même lorsqu’ils s’abritent derrière des difficultés matérielles « . 
Par ailleurs, la plus part des médecins regrettent que la loi ait été modifiée sans leur consentement. Certains médecins mettent en avant la situation de détresse des femmes qui viennent les consulter se demandant : «  est -ce l’interruption de grossesse qui répond le mieux à la détresse qui nous est traduite par la femme ? La loi ne répond pas à la question posée « .

<p>La Croix 18/12/01</p>

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