Italie : quand l’objection de conscience se généralise

Publié le : 3 juin 2013
En Italie, un nombre croissant de gynécologues et de personnel paramédical refusent de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse. Selon l’Institut national des statistiques (Istat), cela concernerait 80% des gynécologues italiens et 50% des anesthésistes et infirmiers. A Naples, par exemple, « un seul service hospitalier est encore ouvert et en Sicile, le taux d’abstention des spécialistes frôle la barre des 80,6%« . 
 
Cette généralisation de l’objection de conscience, pourtant le fait de décisions individuelles, est fortement critiquée. L’argument principal est que cette objection de conscience a pour conséquence la hausse des avortements clandestins (« se rendre dans des cliniques clandestines », se procurer une « pilule RU486 de contrebande » ou des médicaments contre l’ulcère à base de misoprostol « fournis par les trafiquants sud-américains »). Au Sénat, « les démocrates ont déposé une motion réclamant l’intervention du gouvernement et la pleine application de la loi 194 [loi de 1978 autorisant l’avortement en Italie : ndlr] sur l’ensemble du territoire« . Ce texte prévoit notamment « le recrutement de personnel favorable aux IVG, l’ouverture de planning familiaux et l’application des interruptions pharmacologiques de grossesse« . Les centristes ont quant à eux demandé à ce que la ministre de la Santé, Béatrice Lorenzin, proche des associations de défense de la vie, intervienne au Parlement « dans le cadre d’une discussion sur l’avortement clandestin« .

 

<p> Lequotidiendumedecin.fr (Ariel F.Dumont) 31/05/2013</p>

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