Italie: des associations appellent à la protection de l’embryon

Publié le : 24 février 2014

 En Italie, dix ans après l’entrée en vigueur de la loi 40 relative à la procréation assistée (2004), des associations de défense de la vie se disent satisfaites. Elles lancent un appel à la protection de l’embryon et à la nécessité de mettre un frein au « Far West de la procréation ». 

Dans un communiqué, Paola Ricco Sindoni, Présidente de Science & Vie et Domenico Coviello, président adjoint, estiment que la règlementation prévue par la loi 40 continue « à protéger les femmes et leurs enfants, évitant la marchandisation des utérus, l’indétermination de la fécondation hétérologue, l’eugénisme de la sélection embryonnaire« . Ils ajoutent que « dans le cadre très délicat du début de la vie, cette loi a eu le mérite de discipliner un monde sans règle, qui n’a pas de scrupule à spéculer sur la souffrance d’une parentalité manquée ». Tout en exprimant leur proximité vis-à-vis des couples « qui ont à affronter une condition lourde et ingrate« , Paola Ricco Sindoni et Domenico Coviello rappellent que « le désir légitime d’un enfant ne saurait en aucune façon être confondu avec une médecine des désirs qui met au service du sujet plus fort, l’adulte, le destin du sujet plus fragile, l’enfant à naître« . 

 

Plus globalement, ils affirment que bien que le débat sur l’avenir de la loi 40 et sur la procréation médicalement assistée est nécessaire, il « ne saurait se réduire à une question d’idéologie ou à une polémique mais doit vraiment viser le bien des femmes et des enfants« . 

 

Pour Carlo Casini, président du Mouvement pour la Vie (MpV), il faut rappeler « la pierre angulaire » qu’est l’article 1 de la loi 40 qui vise à  » reconnaît[re] à l’enfant à naître une qualité du sujet dont la dignité et les droits sont le critère pour surmonter ce Far West de la procréation. un sujet au même titre que la mère et le père« . A ce titre, Carlo Casini souhaite « que le débat juridique et culturel sur la loi 40 ne refuse pas de regarder cet article 1 ou du moins n’évite pas la question fondamentale sur l’enfant à naître: un être humain ou une chose? Un sujet ou un objet? Une fin ou un moyen?« .

 

Enfin, il précise que la reconnaissance de l’enfant à naître en tant que sujet est « une affirmation […] en accord avec l’initiative « Un de nous », dont le succès – deux millions de signatures récoltées dans 29 pays de la communauté européenne – est motif d’espérance pour la construction d’une nouvelle Europe« .  

<p> Zenit.org (Océane Le Gall) 24/02/2014</p>

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