Health Data Hub : sept nouveaux projets validés par la CNIL

Publié le : 9 décembre 2020

Sept projets de recherche ont obtenu l’autorisation de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) pour accéder aux données de santé hébergées par le Health Data Hub. Lancée il y a moins d’un an, cette plateforme a pour objectif de centraliser les données de santé « non nominatives » des patients français. Celles-ci devraient ensuite être « analysées de manière sécurisée grâce à la plateforme technologique du Health Data Hub, et dans le respect du droit des patients ». Le but ultime est d’ « améliorer le système de santé, le rendre plus efficace, plus personnalisé », explique un communiqué du Health Data Hub, daté du 4 décembre.

Les trois premiers projets autorisés par la CNIL entendent « améliorer les connaissances sur la Covid-19, (…) pour construire des stratégies de prévention et de prise en charge précoce » :

  • Frog Covid, porté par la société Clinityx et l’INSERM veut « identifier les facteurs de risques de développer une covid-19 grave » et « prédire les besoins médicaux de ces patients après leur hospitalisation ».
  • CoviSAS, porté par l’Université Grenoble-Alpes et la société Semeia, va étudier « la prévalence des formes sévères de COVID-19 chez les personnes atteintes d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil ».
  • CoData analysera « l’impact de la pandémie sur la prise en charge de personnes atteintes d’un cancer du sein ».

Quatre autres projets utilisant les ressources du Health Data Hub et « visant à améliorer la qualité des soins dans différentes disciplines » ont également été autorisés par la Cnil :

  • Deep.Piste : analyser automatiquement les mammographies et affiner la compréhension des facteurs de risque de cancer du sein,
  • DeepSarc : personnaliser les traitements des patients atteints de sarcomes, un cancer trop rare pour effectuer des recherches cliniques classiques,
  • HUGO SHARE : mieux comprendre le risque d’interaction entre médicaments chez les patients âgés hospitalisés alors qu’ils sont déjà soignés en ville pour des maladies chroniques,
  • Rexetris : étudier les effets à long-terme des immunosuppresseurs et personnaliser ces traitements, prescrits à vie, chez les patients greffés rénaux.

Ces sept projets « font appel à des approches innovantes d’intelligence artificielle », explique le communiqué. Le Health Data Hub met à disposition « des capacités de calcul importantes fournies par sa plateforme », afin de « traiter les quantités de données nécessaires à chaque projet, et au regard de la multiplicité des sources à manipuler dans les conditions de traçabilité, de sécurité, et de délai voulus ».

Source : Health Data Hub (04/12/2020)

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