»Guérir si possible, prendre toujours soin. »

Publié le : 5 avril 2004

Le 20 mars dernier à l’occasion d’un congrès organisé par l’Académie pontificale pour la Vie et la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques, Jean-Paul II prononçait un discours sur les « Traitements du maintien en vie et de l’état végétatif » (cf revue de presse du 23 mars 2004).

Dans son discours, le pape a rappelé que l’Église encourage les efforts des scientifiques qui se consacrent aux personnes dites dans « un état végétatif ». Il rappelle que la science médicale n’est pas aujourd’hui en mesure de prévoir avec certitude qui parmi les patients dans cet état pourra se remettre ou ne le pourra pas.

Le pape a rappelé que « la valeur intrinsèque et la dignité personnelle de tout être humain ne changent pas, quelles que soient les conditions concrètes de sa vie. » »Un homme, même s’il est gravement malade, ou empêché dans l’exercice de ces fonctions les plus hautes, est et sera toujours un homme, et ne deviendra jamais un « végétal » ou un « animal » ».

C‘est pourquoi, il rappelle que les médecins, les agents de la santé, la société et l’Église ont envers ces personnes des devoirs moraux auxquels ils ne peuvent se soustraire sans manquer aux exigences tant de la déontologie professionnelle que de la solidarité humaine et chrétienne : « Le malade dans un état végétatif […] a donc droit à une assistance médicale de base et à la prévention des complications liées à l’alitement. »

Jean-Paul II a rappelé conformément à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi  que « l’obligation de ne pas faire manquer les soins normaux dus au malade dans des cas semblables comprend le recours à l’alimentation et à l’hydratation ». Il souligne que l’abandon des soins de base au patient effectuée de façon consciente et délibérée, prend la forme d’une véritable euthanasie par omission.

Enfin, il rappelle qu’il est nécessaire de promouvoir des actions positives pour combattre les pressions en vue de la suppression de l’hydratation et de l’alimentation, comme moyen de mettre fin à la vie de ces patients.

Pour conclure, il a demandé à l’ensemble des participants de préserver le véritable devoir de la médecine qui consiste à « guérir si possible, prendre toujours soin. »

Par ailleurs le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) vient de publier un rapport montrant une méconnaissance des soins palliatifs et un malaise face à la fin de vie. Pour les personnels de la santé, la démarche palliative « remet en question leur objectif professionnel car elle vise le soulagement des souffrances et non l’administration de soins pour guérir » mais ils reconnaissent « un bénéfice pour le patient » et « une alternative à la pratique de l’euthanasie ».

Quant au grand public il souligne « une très forte attente » de soins qui « humanisent » les relations avec le corps médical.

Lire en ligne l’ensemble du discours du pape Jean-Paul II

Zenit 04/04/04 - La Croix 05/04/04

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