Greffe d’organe : médicaments anti-rejet et grossesses ne font pas bon ménage

Publié le : 21 juin 2018

Le Mycophénolate est un immunosuppresseur utilisé dans la prise en charge de greffes rénales, hépatiques ou cardiaques afin d’éviter les rejets de greffon. Son administration est totalement contre-indiquée en cas de risque de grossesse, les précautions à prendre viennent d’être revues par l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

 

Celle-ci rappelle que le mycophénolate est « un tératogène majeur chez l’être humain », et qu’il entraine « chez les femmes enceintes exposées, 45 à 49% d’avortements spontanés et 23 à 27 % de malformations congénitales chez les nouveau-nés vivants ».

 

A ce jour, les femmes susceptibles d’être enceintes devaient prendre simultanément deux contraceptifs, une préconisation très contraignante et peu appliquée. Désormais, « l’utilisation de deux méthodes contraceptives reste recommandée, mais n’est plus obligatoire ».

 

Elle indique aussi que si « les données cliniques disponibles n’indiquent pas de risque accru de malformations congénitales ou d’avortements spontanés dans les grossesses issues d’un père traité par un médicament à base de mycophénolat, les patients de sexe masculin traités doivent être informés de ce risque potentiel ».

 

 

 

<p>E Santé, Audrey Vaugrente (21/06/2018), La Dépêche (20/06/2018)</p>

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