Grande Bretagne : vers une interdiction du don d’ovules ?

Publié le 12 Fév, 2003

En Grande Bretagne, des experts s’interrogent sur les conséquences à long terme du don d’ovules et recommandent au gouvernement de l’interdire. 

Cette technique implique une anesthésie générale et un traitement de stimulation des ovaires. Le Dr Kamal Ahuja, directeur d’une clinique de fécondation in vitro (FIV) à Londres, rappelle que l’on ne connaît pas aujourd’hui les risques de cancer à long terme et estime que cette pratique est "éthiquement suspecte".  

Les profils des "donneuses d’ovules" sont différents. Quelques centaines de femmes donnent chaque année anonymement et gratuitement leurs ovules à des couples stériles désireux d’avoir des enfants. D’autres, lorsqu’elles désirent recourir à la FIV pour avoir un enfant, donnent quelques ovules supplémentaires à la clinique pour d’autres femmes. En retour, leur fécondation in vitro est prise en charge gratuitement par la clinique. Enfin, en novembre dernier, il s’est avéré que des étudiantes d’une université anglaise ont reçu entre 4 000 et 5 000 livres en échange de leurs ovules. Déjà aux Etats Unis, les femmes "jeunes, en bonne santé et intelligentes" peuvent gagner une somme conséquente en donnant leurs ovules. Les femmes donneuses doivent répondre à certains critères : avoir entre 19 et 35 ans, être exemptes de maladies et conscientes de leur geste.

En Grande Bretagne, l’année dernière, 1 658 fécondations in vitro avec don d’ovules ont été recensées.

La Human Fertilisation and Embryology Authority a souligné qu’il n’était pas question pour l’instant de revenir sur le système de don d’ovules.

The Observer (Jo Revill) 09/02/03

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