GPA : une mère porteuse doit se battre pour récupérer son propre fils

Publié le : 30 octobre 2017

Jessica Allen, une Américaine de 31 ans, avait décidé de devenir mère porteuse en Californie pour acheter une nouvelle maison avec son mari et leurs deux enfants. Moyennant 35 000 dollars (environ 30 000 euros), elle a porté l’embryon d’un couple chinois venu aux Etats-Unis faire une GPA, pratique illégale dans leur pays.

 

Apprenant qu’elle portait deux bébés, Jessica a alors pensé que l’embryon transféré s’était divisé en deux, et qu’il s’agissait de jumeaux. Cependant, elle n’avait pas réalisé qu’elle était tombée naturellement enceinte de son époux, un phénomène rare : la superfétation[1].  

 

A la naissance, les deux enfants lui ont été enlevés sans qu’elle ait pu les voir, pour être remis au couple d’intention. Le couple chinois, constatant une notable différence physique entre les deux enfants, a fait procéder à un test ADN. L’enfant au phénotype asiatique correspondait au couple chinois tandis que pour l’autre, l’ADN montrait que l’enfant était celui de la famille Allen.

 

Légalement parents des deux enfants, le couple chinois, ne souhaitant pas garder le fils du couple Allen, a décidé de le donner à l’adoption. Aussi, la famille Allen qui désirait récupérer l’enfant, a dû se lancer dans une bataille judiciaire : le couple asiatique a réclamé une compensation financière de 22000 dollars (env. 19 000 euros). « C’est comme si nous devions payer pour adopter notre propre chair » ont déclaré les parents Allen. Un avocat leur a permis de limiter cette somme et ils ont pu récupérer leur fils « deux mois après la naissance, sur un parking de Starbucks ».

 

[1] Fécondation se produisant chez une femme déjà porteuse d’un autre embryon.

<p>The Sun, Hayley Richardson (27/10/2017) ; Stuff, Amy Wang (29/10/2017); BioEdge, Michael Cook (28/10/2017)</p>

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