GPA : l’exploitation se cache derrière de prétendus droits de l’homme

Publié le : 6 janvier 2015

Directeur du European Centre for Law and Justice, Grégor Puppinck signe ce mardi 6 janvier une tribune sur la GPA dans Valeurs Actuelles.

 

Selon lui, autant les promoteurs de la GPA insistent sur les droits fondamentaux des enfants nés par GPA et de leurs « parents commanditaires », autant ils occultent le plus souvent les circonstances d’une naissance obtenue par la violation des droits fondamentaux des mères porteuses et des enfants.

 

Quatre affaires probantes sont en attente de jugement à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ces affaires permettent d’avoir un aperçu des circonstances de la naissance de ces enfants nés par GPA en Russie, en Ukraine et en Inde. 

Deux affaires traitent de parents qui se rendent en Russie ou en Ukraine pour avoir accès à la GPA. De retour dans leur pays d’origine, ils demandent à régulariser la situation administrative de « leur » enfant. Régularisation qui leur est refusée faute de pouvoir identifier les liens biologiques.

 

Les deux dernières affaires concernent des hommes, qui sont partis en Inde pour une GPA, utilisant leurs propres gamètes ainsi que celles de la mère porteuse, inséminée artificiellement. La mère porteuse, qui est aussi la mère biologique, sera amenée à vendre son enfant pour vivre.

 

Selon Gregor Puppinck, telle est la réalité de la GPA : « Aujourd’hui, le gouvernement proclame le droit à l’enfant, « si je veux et quand je veux », comme un bien de consommation : c’est le « droit fondamental à l’avortement » pour les masses, et la GPA pour ses semblables. »

 

Il constate que la justice est tombée en désuétude : « Des avocats spécialisés ne défendent plus l’orphelin, mais en assurent la vente « papiers en mains » et le service après vente. »

<p>Valeur Actuelles (Grégor Puppinck) 06/01/2015</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres