Focus sur la « contraception féminine définitive »

Publié le : 27 mai 2013

La stérilisation féminine, autorisée depuis la loi du 4 juillet 2001, est soumise à deux conditions : un délai de réflexion de quatre mois et la signature d’un formulaire de consentement. Elle consiste à «  obturer les trompes, lieu où se fait l’union d’un ovule et d’un spermatozoïde« .

 

Jusqu’à récemment, la stérilisation se faisait par coelioscopie, une méthode invasive qui nécessitait une anesthésie générale et consistait à mettre des clips sur les trompes. Aujourd’hui, la stérilisation consiste en une stérilisation tubaire (Méthode Essure) (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 18 décembre 2009), se fait en dix minutes et sans anesthésie; elle « a pour but d’offrir à la patiente la possibilité d’une vie sexuelle sans avoir à se soucier du problème contraceptif » comme la prise d’un contraceptif quotidien, « de ses inconvénients (oubli de la pilule […]) et de ses possibles complications« , explique le Pr Patrice Lopes du service de gynécologie obstétrique et de médecine de la reproduction au CHU de Nantes.

 

Mais tout en mettant en avant les avantages de cette méthode, il précise que des précautions sont à prendre: « éviter une stérilisation chez une femme qui hésite« , être « prudent chez les femmes de moins de 35 ans, pour lesquelles le risque de regret est non négligeable« . En outre, bien que le système Essure a un taux de succès de 95%, il existe des risques d’échec (0,4%), mais également des risques de perforation ou de migration du système. Enfin, il précise que dans moins de 5% des cas, « la technique de pose peut être difficile, douloureuse, voir impossible« . 

 

Depuis le 14 novembre 2012, cette méthode est entièrement remboursée pour les femmes de plus de 40 ans (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 20 novembre 2012). 

<p> Le Figaro Santé (Pr Patrice Lopes) 27/05/2013</p>

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