Fin de vie: une thérapie pour les nouveaux-nés

Publié le : 10 avril 2013

 Interviewée par Zenit, le docteur Elvira Parravicini, assistante à la clinique pédiatrique de la Columbia University de New York, est « fondatrice d’un service hospitalier spécialisé dans le confort et les soins à apporter aux bébés qui n’ont aucune chance de survie« . Elle précise qu’en phase terminale, un accompagnement existe pour les nouveaux-nés. Aujourd’hui, le diagnostic prénatal permettant de déterminer les chances de survie d’un nouveau-né se fait « sur l’identification des problèmes présents dans le foetus pour éviter qu’il naisse » déplore-t-elle. Or, « ceci va contre la raison pour laquelle la médecine est née, c’est-à-dire: aider celui qui demande de l’aide« . 

La « comfort care », du nom de la thérapie que le Dr Parravicini applique à ces enfants depuis 2006, « consiste à leur apporter du confort, à rendre leur fin de vie plus douce et pleine d’amour. Nous veillons à leur garantir des conditions de confort, en les laissant dans les bras de leurs parents, afin qu’ils se sentent aimés et restent au chaud. Nous leur donnons à manger ou garantissons un minimum d’hydratation, afin qu’ils ne souffrent ni de faim ni de soif. Et puis nous traitons la douleur« . Car pour le médecin en néonatalogie, « on peut faire beaucoup de chose pour […] aider ces enfants », contrairement à ce qui peut être dit, souligne-t-elle. « Il suffit d’être attentif à leurs besoins très personnels« . 

Les enfants bénéficiaires de ces soins sont ceux atteints de maladies dites de « life-limiting », c’est-à-dire dans « les cas où la médecine n’est pas en mesure de les guérir ou de prolonger leur vie« . Cela concerne également « les enfants traités sur une longue durée, en thérapie intensive, qui ont subi des interventions et sont en fin de vie« . Car si la médecine ne peut les guérir, le médecin en néonatalogie précise qu’il est cependant possible de « faire beaucoup pour rendre leur courte vie agréable et pleine d’amour« . Et cette thérapie n’est pas de l’acharnement thérapeutique, tient-elle à préciser: « nous soutenons une vie qui est donnée et que nous suivons jusqu’au bout.« 
 

<p> Zenit.org (Anna Fusina - Océane Le Gall) 08/04/2013</p>

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