Fin de vie : quelques rappels

Publié le : 6 septembre 2004

Régis Aubry, président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), et Paul Pionchon, président de la Société française d’évaluation et de traitement de la douleur (Setd), réagissent aux déclarations du ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, concernant la fin de vie.

Ils considèrent que le travail de la mission parlementaire, présidée par le député et médecin Jean Leonetti, "constitue une avancée importante donnant des repères indispensables". Ils "partagent ses conclusions et ses propositions de modifications législatives et déontologiques" et demandent que "les comités nationaux de suivi des plans ministériels – douleur et soins palliatifs – soient associés à la suite des débats".

Il leur paraît important de rappeler que :

la morphine et ses dérivés sont des médicaments indispensables pour calmer la douleur. La morphine, bien utilisée, ne tue pas et est moins dangereuse que d’autres médicaments.

il faut sortir d’une vision réductrice des voies de traitement en fin de vie : "chimiothérapie ou morphine, soins curatifs ou soins palliatifs". La réflexion sur la fin de vie va obliger notre société à faire des choix d’ordre philosophique (notre société est-elle "unie par la solidarité et une éthique de fonctionnement" ou faite d’individus "exerçant leurs choix indépendamment les uns des autres" ?) et économique (allongement de l’espérance de vie, assistance médicale accrue pour une population vieillissante,…).

Pour Régis Aubry et Paul Pionchon, le débat sur la fin de vie "peut aussi être considéré comme un prisme au travers duquel se profilent la nécessaire réorganisation du système de santé et les modifications fondamentales de la formation et des pratiques des acteurs de santé".

La Croix 06/09/04

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