Fin de vie : Jean Leonetti n’est pas favorable à plus d’implication de la famille dans le processus décisionnel

Publié le : 20 septembre 2014

Le 10 septembre dernier, le Comité consultatif national d’éthique publiait son rapport demandé par le Conseil d’Etat dans le cadre de l’affaire Vincent Lambert (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 16 septembre 2014). Il y abordait notamment la question du « jugement pour autrui » dès lors qu’un malade n’est plus à même de s’exprimer lui-même. Le comité y a précisé une révision de la procédure collégiale, impliquant davantage la famille et passant d’une simple « consultation » collective à une décision collective.

Mais réviser la procédure collégiale, Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur la fin vie, n’y est pas favorable : « Sur le plan éthique et déontologique, il faut réfléchir : comment appliquer une décision collective ? S’il y a des avis divergents, il faudrait les soumettre à un vote – de la famille contre les médecins, ou au sein de l’équipe médicale dissociée, ou, pire, au sein de la même famille, avec une partie qui aurait ‘ gagné ‘ contre l’autre partie… Je vous laisse imaginer à quel point ce serait violent et très négatif. Il n’y aurait que des perdants, dans cette opération. » Pour l’auteur de la loi sur la fin de vie, le concept de décision collective « ne correspond à aucune réalité juridique« . Même si « les arguments non médicaux pèsent » ajoute-t-il. Pourquoi Docteur ? précise que pour J. Leonetti, « la décision d’arrêter les soins doit se fonder sur des motifs exclusivement médicaux, dénués de toute passion« .

<p>Pourquoi Docteur ? (Marie Guérin) 20/09/2014</p>

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