Fin de vie : entre  »laisser mourir » et  »faire mourir »

Publié le : 25 septembre 2004

Dans sa proposition de loi, Jean Léonetti, président de la mission parlementaire sur la fin de vie, propose "un droit à laisser mourir", une sorte de "troisième voie" consensuelle entre la légalisation de l’euthanasie qui revient pour lui à "faire mourir" et le statu quo. Ainsi le malade qui "souffre trop" peut refuser l’acharnement thérapeutique et a "droit au refus de traitement". Dans son exposé des motifs, la mission précise qu’"en autorisant le malade conscient à refuser tout traitement, le dispositif viserait implicitement le droit au refus à l’alimentation artificielle, celle-ci étant considérée (…) comme un traitement". Ainsi le médecin est autorisé "à limiter ou arrêter tout traitement, lorsque le malade, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, le décide".

Pour l’association "Faut qu’on s’active" ce n’est pas suffisant. Elle doit prochainement présenter une proposition de loi "d’initiative populaire" pour que soit introduit dans le code pénal "une exception d’euthanasie". Cette proposition, intitulée Loi Vincent Humbert, a été signée hier par Marie Humbert, et le Dr Jean Cohen président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité qui milite pour l’euthanasie. Pour Jean Léonetti, il est important de conserver le consensus politique obtenu par la mission sur les questions de fin de vie : "ne détruisons pas une énorme avancée en voulant aller plus loin, trop loin, avec le risque de casser un équilibre fragile".

Libération 24/09/04 - Le Figaro (Cyrille Louis) 25/09/04 - Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala) 27/09/04

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