Fin de vie: des propositions pour améliorer la prise en charge des personnes âgées

Publié le : 22 janvier 2014

 L’ONFV, [Observatoire National de la Fin de Vie] a publié un rapport pour l’année 2013 sur l’accompagnement des personnes âgées. Le constat est « critique« , comme le souligne le président de l’Observatoire, Régis Aubry : « il faut une véritable politique de la fin de vie » :

 

– 13 000 personnes âgées meurent aux urgences par an.
– 3000 personnes âgées se suicident par an (1/3 des suicides)
– Parmi les personnes âgées qui finissent leur vie en Ehpad [Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes], les trois quart n’ont « pas choisi d’y vivre« .
 
Ces chiffres traduisent un non respect des droits affirmés par la législation française : « choisir son lieu de vie » quand une indépendance complète n’est plus possible, choisir de mettre fin aux traitements curatifs, « exprimer ses souhaits par avance » pour les maladies ne permettant plus au patient d’exprimer sa volonté (Alzheimer …). Pour le directeur de l’Observatoire, « un véritable naufrage social » menace la fin de vie des personnes âgées si aucune mesure n’est prise.
 
Ainsi, dix propositions « concrètes et peu coûteuses » sont avancées pour faire face à ces difficultés. Des formations du personnel médical, adaptées, pour mieux accompagner la fin de vie (médecin coordonnateur, aides à domicile … ), la présence d’une infirmière de nuit au minimum dans tous les Ehpad pour « éviter 18 000 hospitalisations de fin de vie par an. » Enfin, le rapport souligne l’importance des « équipes mobiles de soins palliatifs » qui doivent pouvoir « intervenir en Ephad« . 
Les efforts à faire pour améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie concerne plus particulièrement leur dignité. Cela passe notamment par une « prise en charge de la douleur » (« très bien soulagée dans 78,3 % des situations« ), un droit d’arrêter les traitements (40 % des résidents en Ehpad ont choisi de limiter ou d’arrêter leurs soins « dans les deux dernières semaines de vie ») et la présence régulière de leurs proches (75,2 % des résidents en fin de vie sont entourés par leurs proches).
Alors que ce rapport est remis à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l’Académie des Sciences affirme une nouvelle fois son opposition à toute modification des lois actuelles sur l’euthanasie, considérant que la loi Leonetti est « globalement suffisante »  et que « aucun médecin ne saurait consentir à donner la mort« . 
<p> La Croix (Marine Lamoureux) 22/01/2014 - AFP 22/01/2014 - Libération (Eric Favereau) 22/01/2014</p>

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