Fin de vie : de nombreux facteurs nuisent à l’autonomie

Publié le : 26 octobre 2020

L’autonomie est largement invoquée en faveur de l’euthanasie. Mais comment savoir si une personne prend effectivement une décision autonome pour mettre fin à ses jours ? Deux bioéthiciens australiens soutiennent dans le Journal of Law, Medicine et Ethics que la dépression, la démoralisation, la détresse existentielle et le dysfonctionnement familial sont autant de situations où le libre arbitre, composant essentiel de l’autonomie, est affaibli. Ainsi, la « perte de sens ou de but dans la vie », « une vision pessimiste et sombre de l’avenir », « la perception d’un pronostic limité », « la perte de volonté de vivre », souvent invoqués dans les discussions sur l’ « aide médicale à mourir », bouleversent le libre arbitre. « Bien que la demande de mort puisse être exprimée librement, les circonstances les empêchent de cerner leurs propres motifs. La motivation d’agir peut leur être imposée par leur perception altérée de leur propre situation. Ne pouvant pas apprécier leurs propres motifs, ils ne sont pas autonomes » écrivent Georges Mendz et David Kissane. Ils plaident pour que les cadres juridiques « conçus pour protéger cette autonomie » incluent l’établissement de la preuve que la personne agit avec un libre arbitre intact.

 

Source : Bioedge, Michael Cook (24/10/2020)

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