Faire dormir un patient n’est pas la solution aux situations d’abandon et de détresses en fin de vie

Publié le 8 Jan, 2017

La SFAP, société française d’accompagnement et de soins palliatifs, a entamé un « important travail » à la suite du vote de la loi fin de vie du 2 février 2016. Elle estime que « bien des questions abordées dans ce texte restent ouvertes », particulièrement celle de « la sédation profonde et continue jusqu’au décès » : « peut-on confondre sédation profonde et continue jusqu’au décès et euthanasie ? Quelle différence entre anxiolyse et sédation ? A quoi et jusqu’où la demande d’un patient nous oblige-t-elle ? ». Des interrogations qui ont poussé un groupe de travail à se constituer. Celui-ci a notamment engagé :

  • La « mise en place d’une typologie des pratiques sédatives permettant de ‘bien nommer’ les choses et de ne pas confondre sous un vocable unique des situations très diverses ».
  • « L’organisation d’une veille bibliographique internationale afin d’adosser ce travail à un apport scientifique argumenté ».
  • La « rédaction de fiches repères ».

 

La SFAP souhaite être « une force de proposition dans la mise en œuvre de la loi », toutefois elle « ne renoncera pas à son devoir d’exprimer ses inquiétudes voire de refuser certaines pratiques qui ne lui sembleraient pas conformes à l’intérêt des patients ». Le Docteur Anne de la Tour, présidente de la SFAP, « veut aussi redire avec force que faire dormir un patient ne peut être une solution aux trop nombreuses situations d’abandon ou de détresse vécues par les patients et leurs proches ».

SFAP, Docteur Anne de la Tour (6/01/2017)

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