Etats-Unis: « le partenariat parental »?

Publié le : 19 février 2013

 Aux Etats-Unis, sur internet, des célibataires « recherchent non pas l’amour mais plutôt un partenaire avec lequel bâtir une famille pas forcément sous le même toit« . Ainsi, le journaliste donne l’exemple d’un couple dont la femme explique que l’homme a « emménagé chez elle, dans une chambre séparée« . Elle poursuit en précisant: « il m’a tendu un échantillon de sperme. Nous nous sommes donnés une accolade et je suis allée dans ma chambre pour m’inséminer« . Entre le couple, aucun « accord juridique » n’a été signé, « trouvant cela déraisonnable« . Mais la femme s’interroge cependant sur l’avenir de leurs relations : « il y a tellement de choses auxquelles je n’avais pas pensé. Par exemple: comment suis-je sensée être responsable financièrement? Que se passera-t-il si je perds mon emploi? Que se passera-t-il si lui perd son emploi? Ce n’est pas un mariage« . 

Aux Etats-Unis, une législation existe sur « les partenariats parentaux« , mais celle-ci diffère selon les Etats. Deux affaires récentes ont donné lieu à deux décisions de justice: « En 2008, une Cour du Nouveau-Mexique s’est prononcée contre un donneur de sperme qui s’était engagé à payer une pension alimentaire mais avait ensuite refusé lorsque le montant avait augmenté« . En 2012, c’est « une cour de Californie [qui] a donné raison à un donneur de sperme texan à qui l’on réclamait une pension alimentaire« . A ce titre, le journaliste précise que « même un document juridique ne fait pas automatiquement force de loi ». Bill Singer, un avocat à Belle Mead dans le New Jersey, explique que « les juges opèrent en fonction du meilleur intérêt de l’enfant« . 

 

Si certains partenaires vivent sous le même toit, d’autres vivent séparément. A ce titre, Elisabeth Marquardt, directrice  du Centre pour le mariage et les familles à l’Institut des valeurs américaines, « une organisation de défense apostolique établit à New-York« , exprime une forte opposition à une telle pratique: « c’est une idée terrible que d’envoyer délibérément un enfant dans deux mondes différents, avec des parents qui n’essayent même pas de créer un lien affectif entre eux […]. Les enfants du divorce vous le diront: il est très difficile de grandir dans deux mondes, avec chacun de vos parents vivant leur vie amoureuse séparément« . 

<p> The New York Times International Weekly (Abby Ellin) 19/02/13</p>

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