Enquête sur les généralistes et la fin de vie

Publié le : 1 avril 2014

 Dans un dossier spécial, legeneraliste.fr publie les résultats d’une enquête qu’il a réalisée auprès de 387 praticiens généralistes, à la fin de l’année 2013. 

Premier enseignement tiré de ce sondage: près de 95% des praticiens estiment que la prise en charge des personnes en fin de vie « fait partie des missions naturelles du médecin généraliste » et 57% d’entre eux évoquent une implication personnelle « importante » à ce stade de la maladie.
Deuxième enseignement tiré de ce sondage: 60% des généralistes estiment manquer de temps pour s’investir pleinement dans la fin de vie, et « quatre médecins sur dix évoquent l’insuffisance des structures relais pour les épauler et […] le peu de disponibilité des aidants familiaux« . Les trois quart des praticiens se disent prêts à s’investir davantagesi l’organisation des soins palliatifs à domicile était différente. Leur structuration est donc à revoir, à commencer par exemple par « la possibilité de bénéficier d’une équipe dédiée de paramédicaux à leur côté, évoquée dans 55% des cas, alors que 50% ne diraient pas non si un réseau mobile de soins palliatifs pouvait être mis en place dans chaque bassin de vie« . 
 
En outre, il ressort qu’un médecin sur dix ne parle jamais de la fin de vie avec les patients atteints de maladie graves, que quatre praticiens sur cinq précisent qu’ils « ont déjà été destinataires de directives anticipées de la part de leur patientèle » et qu’un tiers disent être régulièrement sollicités de la part de leurs patients pour les aider à mourir – environ 6% souvent et 30% de temps en temps – tandis que 41% qualifient une telle demande d’ « exceptionnelle« 
A la question de savoir si les médecins connaissaient la loi Léonetti, 46% répondent « bien » la connaître, 41% répondent en avoir « entendu parler« , « 10% restent cois à son évocation« . Enfin, sur la question de l’euthanasie: « 20% plaident pour un statu quo » et donc pour ne pas modifier la législation actuelle, un sur cinq est favorable à une autorisation du suicide assisté par un médecin en France et « un sur deux ne verrait pas d’inconvénient à ce que l’on permette demain ‘à des médecins d’aider à mourir un patient en stade terminal’ « 

 

<p> Legeneraliste.fr 28/03/2014</p>

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