Enfants nés sous X ou par don anonyme : quid des origines ?

Publié le : 3 septembre 2014

Alors que le rapport de la sociologue Irène Théry sort en librairie (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 9 avril 2014), La Croix consacre un article au témoignage d’enfants nés sous X ou par don anonyme. Sur la levée de l’anonymat, les avis sont partagés : deux exemples parmi les 4 témoignages recueillis. 

 

Anne-Catherine, 34 ans, est née par un don anonyme de sperme. Aujourd’hui, elle se dit opposée à la levée de l’anonymat, tout en remerciant ses parents de lui en avoir parlé « dès les premières années« . Elle explique qu’elle « n’a jamais trop pensé au donneur. Savoir que je ne pourrais pas savoir m’a simplifié la vie ! […] S’il y avait une possibilité de savoir, [poursuit-elle], je n’arrêterais pas de me demander si je le souhaite ou non. L’équilibre sur lequel je me suis construite serait bouleversé. Et cela pourquoi? Pour quel lien? On ne se construit pas sur des gènes« . 

 

Chloé, 32 ans, conçue avec un don de gamète, souhaiterait pouvoir avoir accès à ses origines. C’est à 15 ans qu’elle a découvert cela, « en fouillant dans les affaires de [sa] mère« . « Je me suis sentie perdue » explique-t-elle. « Une donné nouvelle et inconnue entrait dans mon histoire. » « Cela m’a fait du bien de partager mon histoire avec d’autres [l’association procréation médicalement anonyme qui milite pour l’accès aux origines] ».  « Je ne sais pas si je voudrais rencontrer le donneur mais je trouve injuste de ne pouvoir accéder, au moins, à certaines données: son âge, sa motivation, son état de santé. […] Cela fait partie de mon histoire« . 

<p>La Croix (Flore Thomasset) 03/09/2014</p>

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