En Inde, qui peut disposer du sperme d’un mari décédé ?

Publié le : 22 janvier 2021

« Seule la veuve a des droits sur le sperme de son mari défunt ». C’est ce que vient de décider la Haute Cour de Calcutta en Inde, rejetant l’appel du père du mari décédé qui demandait que lui soit remis le sperme de son fils unique actuellement préservé dans une banque de sperme de Delhi.

L’homme s’est tourné vers la Haute Cour en mars 2020, expliquant que sa belle-fille ne voulait, non seulement pas lui donner un accord pour qu’il puisse disposer du sperme, mais refusait aussi de prendre en compte sa requête. Il craignait que le sperme ait été détruit ou qu’il ne soit pas utilisé pendant la période de disponibilité autorisée par la banque de sperme de l’hôpital. Il refuse que son « clan » familial puisse s’éteindre.

La Haute Cour a estimé que le sperme conservé à l’hôpital de Delhi « appartenait au défunt » et, celui-ci étant marié au moment de sa mort, la seule personne en dehors de lui-même susceptible d’avoir un quelconque droit était sa femme. La Cour a ajouté que la relation paternelle du plaignant avec le défunt ne lui donnait aucun droit sur la progéniture de son fils.

L’hôpital a écrit au père en 2019 lui expliquant que « l’usage ultérieur du sperme en vue d’une grossesse de la veuve de son fils, d’un don ou d’une destruction » ne pouvait être décidé que « par la femme du patient ».

Source : Times of India, Subrata Chattoraj (22/01/2021) – Photo : iStock

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