En Belgique, l’anonymat des donneurs de gamètes s’effrite

Publié le 19 Oct, 2017

En Belgique, « la loi prévoit que le don de sperme soit volontaire et anonyme ». Cependant, la Fondation “Donor Detectives”[2] a annoncé que deux belges, nés suite à « une insémination par donneur anonyme », ont découvert qu’ils étaient demi-frère et sœur « après s’être enregistrés dans la base de données internationale d’ADN “Family Tree DNA” [1]».

 

En permettant à des personnes nées par don de sperme de « retrouver des proches jusque-là inconnus », la Fondation est « fière » de lancer le « débat éthique » : « On montre que les enfants nés par donneur prennent leur sort en mains en Belgique et que l’anonymat promis n’est qu’une farce. Le fait que les personnes se retrouvent n’est plus qu’une question de temps ».

 

A travers ces recherches autour de l’ADN, la Fondation souhaite interpeler les autorités : « Nous appelons également les décideurs politiques à revoir de manière critique les politiques actuelles et à assumer leur responsabilité de soutien, d’orientation et de création d’opportunités pour répondre aux besoins fondamentaux des enfants nés de donneurs ».

 

[1] Un arbre généalogique d’ADN.

[2] Fondation active en Belgique et aux Pays-Bas mise sur pied en mai dernier par six jeunes femmes (quatre Néerlandaises et deux Flamandes) à la recherche de leur père biologique. Elle a pour objet d’aider les enfants nés de donneurs, les donneurs et leurs proches à retrouver des membres « de la famille » jusque-là inconnus.

 

 

La Libre, AN.H (19/10/2017) ; 7sur7 (18/10/2017)

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