Droits de l’animal et droits de l’homme

Publié le 28 Sep, 2005

Zenit, dans un article du 24 septembre, s’interroge sur la notion de « droits de l’animal ». A l’origine de cette interrogation, la fermeture d’une ferme de cobayes en Angleterre, obtenue par l’acharnement des militants contre les expériences sur les animaux.

 Les propriétaires de la ferme ont dû prendre cette décision, la mort dans l’âme, suite à une campagne de 6 années, extrêmement violente, des extrémistes des droits des animaux envers eux et leur famille : coups de téléphones incessants, alertes à la bombe, incendies criminels, et pour finir, le vol du corps d’un membre de la famille dans le cimetière local. Leurs clients, eux-mêmes, ont été visés pour les forcer à ne plus faire affaire avec la ferme.

L’université d’Oxford, elle-même, a dû suspendre les travaux d’un laboratoire suite à la campagne d’intimidation des extrémistes. Ceux-ci sont allés jusqu’à viser les entreprises et les œuvres caritatives contribuant aux fonds de l’université. Ces sociétés, suite à la publication de leur nom sur une liste noire sur le site Internet des extrémistes, ont subi des dommages à leur propriété. L’université, en juillet 2005, a subi des dommages d’une valeur de 906.000 $ à cause de l’incendie d’un hangar. Le Front de libération de l’animal a revendiqué cet attentat.

Steven Best, un partisan du Front a déclaré, lors d’un meeting : « Nous violerons la loi et détruirons les propriétés jusqu’à la victoire.» Best a comparé la lutte pour les droits de l’animal à celle contre l’esclavage, et considère ainsi les violences comme justes car sa cause est juste.

Aux Etats-Unis, aussi, la violence des extrémistes des droits des animaux cause des dégâts importants : entre 1990 et mi-2004 on compte 1.200 crimes revendiqués par ces extrémistes, pour 100 millions de dollars de dommages. Un incendie d’un immeuble à San-Diego a causé 50 millions de dollars de dégâts.

En réaction face à ces violences une déclaration a été faite en Grande Bretagne par plus de 500 scientifiques et médecins, comprenant 3 prix Nobel. Cette déclaration proclame « qu’il existe une petite partie, mais une partie vitale » des recherches qui utilise les animaux. Elle déclare que les recherches y gagnent à passer par l’expérimentation sur les animaux, mais recommande de protéger la santé des animaux, et de minimiser leurs souffrances.

Dans un discours du 15 janvier dernier l’archevêque de Bologne (Italie) Mgr Carlo Caffara, rappelait la « différence essentielle » existant entre les hommes et les animaux.

La personne humaine, rappelait-il, a une vie spirituelle basée sur son âme, et ne doit pas être mise au même niveau que le monde qui l’entoure. L’homme est plus que l’animal, cela justifie l’utilisation des animaux par les humains, a-t-il dit. Mais, les animaux étant aussi des créatures de Dieu, nous devons nous abstenir de violence envers eux.

Cela ne veut pas dire que les animaux ont des droits pour autant, a-t-il expliqué. Les droits sont réservés aux relations entre les personnes. Plutôt que sur les droits des animaux, c’est plutôt dans le devoir de les protéger que nous devons baser nos relations avec eux, a dit l’archevêque.

Zenit 24/09/05

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