Donner ses organes après un suicide assisté : la Suisse s’interroge

Publié le : 27 avril 2017

En Suisse, aucune loi n’interdit aux personnes mortes par suicide assisté de donner leurs organes. Cette pratique, qui existe en Belgique et au Pays-Bas respectivement depuis 2005 et 2012 (cf. En Belgique et aux Pays-Bas, les médecins encouragent le don d’organes de patients demandant l’euthanasie.), séduit Swisstransplant. Mais pour le Docteur Sobel d’Exit, « le système suisse ne s’y prête pas du tout » : c’est la personne en fin de vie « qui doit faire elle-même le geste fatal », jamais à l’hôpital. Le décès est ensuite constaté par Exit. Les délais seraient donc incompatibles pour « garder les organes en bon état ». De plus, « on pourrait vite tomber dans l’amalgame, les gens pourraient penser qu’on euthanasie des personnes pour leurs organes », déclare le docteur Sobel.

 

Franz Immer, directeur de Swisstransplant, assure de son côté recevoir « toutes les quatre à six semaines le téléphone d’une personne qui souhaiterait faire un tel don ». Il cite une étude belge estimant que 10 % des personnes demandant l’euthanasie sont des « donneurs potentiels ». Rappelant que 740 personnes ont eu recours au suicide assisté en 2014, 70 d’entre eux auraient pu donner leurs organes calcule-t-il. Il concède que des questions éthiques se posent. Pour le moment, il conseille à ces personnes de faire don de leur rein, un don qui peut se faire vivant.

Note Gènéthique :

De l’euthanasie pour le don d’organes : Qui arrêtera la machine qui s’est emballée ?

<p>Tribune de Genève, Caroline Zuercher (26/04/2017); 20 minutes (26/04/2017)</p>

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