Don d’ovocytes :  »champ de mines éthique »

Publié le : 5 septembre 2003

L’éditorial du Lancet du mois d’août revient sur les difficultés que posent le partage, le don et la vente d’ovocytes dans le cas des techniques de procréation assistée. Ces pratiques sont devenues courantes en Grande Bretagne et plus particulièrement aux Etats-Unis.
Il révèle qu’en Grande Bretagne, nombreux sont les cas de femmes qui pour avoir une fécondation in vitro plus rapidement ont dû donner à la clinique une partie de leurs ovocytes prélevées.

Aux USA, le commerce d’ovocytes a pris une réelle importance et des termes comme « élevage d’ovocytes »ou « marché d’ovocytes » sont devenus courant. Les ovocytes les plus recherchés sont ceux d’étudiantes diplômées. Des annonces de recherche de donneuses sont même éditées dans des journaux de campus. A la différence de l’Angleterre où les gains pour les donneuses sont faibles, aux Etats-Unis une femme peut gagner jusqu’à 10 000 dollars par don.

Une enquête publiée en 2001 montre que les donneuses ont peu d’informations sur les conséquences du « don » d’ovocytes : le traitement de stimulation ovarienne pouvant entraîner des symptômes prémenstruels et/ou d’hyper stimulation ovarienne (1 à 2% des cas) sans compter les conséquences psychologiques.

L‘éditorialiste constate que la pratique du don d’ovocytes est devenu un « champ de mines éthique » et juge « nécessaire et urgent » un examen approfondi de ces pratiques.

<p>The Lancet août 2003; 362 : 413.</p>

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